KÉVIN N'DORAM RESTE À METZ
(04/06/2020)

Il y a signé un contrat de 4 ans

Prêté la saison passée, sans option d'achat, au FC Metz promu en L1, Kévin N'Doram va rester en Lorraine.

Les deux clubs se sont entendus pour le rachat des 3 dernières saisons (il était sous contrat avec l'ASM jusqu'en juin 2023) et le transfert du milieu de terrain est estimé à 4,5 M€ plus un pourcentage à la revente.

Cette saison avec Metz, N'Doram a participé à 22 rencontres (20 de L1).

Fils de Japhet N'Doram qui a fini sa carrière à Monaco, Kévin N'Doram a débuté avec le club de la Principauté en 2001, à l'âge de 5 ans. Il y a joué dans toutes les catégories d'âge.
Avec son club formateur, Kévin N'Doram a participé à 29 rencontres professionnelles (20 de L1, 4 de Coupe de France, 2 de Coupe de la Ligue et 3 de Ligue des Champions), marquant 1 but en Coupe de France.

Sur le Rocher, il a remporté le Championnat de France U19 en 2013, le Championnat de L1 en 2017, et a été finaliste de la Coupe de la Ligue en 2018.

Les transferts, les bruits, la durée des contrats

INTERVIEW DE BERTRAND REUZEAU
(08/05/2020)

L'interview du Directeur de l'Académy de l'ASM à Actufoot

Le Directeur de l'Académy a donné une très intéressante interview à Actufoot, dans laquelle il est revenu sur le confinement, les équipes de jeunes (N2, U19, U17), le suivi des joueurs et leurs devenirs à l'ASM.

«Bertrand, tout d’abord comment s’est passé ce confinement qui s’apprête à prendre fin ?
Il ne s’est pas trop mal passé. Je suis resté en famille, dans un pavillon doté d’un petit jardin, et j’ai la chance que tout le monde soit en bonne santé autour de moi. C’est notre priorité à tous.

Comment l’AS Monaco Academy s’est-elle organisée pour faire face à la crise sanitaire, notamment pour assurer le suivi médical et scolaire des joueurs ?
Au tout début nous avons légèrement anticipé les décisions de la FFF. Quand elle a demandé aux clubs de fermer les structures de formation, c’était déjà effectif chez nous. La première chose était de mettre en place les cours à distance, et de maintenir un minimum d’activité chez nos jeunes en prévision d’une éventuelle reprise. Depuis la mi-avril et l’annonce de l’arrêt des championnats, nous les avons laissés tranquilles. La priorité est qu’ils pensent à eux, à leur santé, à leur famille et bien entendu à leurs études. Nous avons en revanche accentué les suivis médical et psychologique. Comme le pôle scolarité, le pôle santé est resté très actif. C’est aussi une période qui est propice pour faire passer des messages, notamment sur la nutrition ou le sommeil.

On ne le perçoit pas forcément de l’extérieur, mais au sein d’un club le centre de formation est une véritable entreprise dans l’entreprise. On imagine que cela n’a pas dû être simple de passer en “mode confinement”...
L’AS Monaco Academy c’est à peu près 60 personnes qui encadrent environ 70 jeunes joueurs, avec une organisation bien huilée. Administratif, sportif, médical, scolaire, intendance, vie quotidienne, chaque service est géré par un responsable et ses collaborateurs. Pour ma part je fais un point très fréquent avec chacun d’entre eux tout en faisant le lien avec la direction générale du club. Sur ce plan, que nous soyons confinés n’a pas changé beaucoup de choses. Ce sont plus les sujets que nous avons eu à traiter qui étaient inhabituels, mais comme tout le monde nous nous sommes adaptés.

Tous les salariés ne sont pas restés actifs, comment avez-vous géré la situation ?
Une partie des effectifs est en chômage partiel, notamment les personnes oeuvrant à l’accueil des jeunes. Tout a été fait en suivant les recommandations des autorités, et en utilisant les dispositifs contractuels pour que joueurs et salariés soient sécurisés sur tous les plans, santé, financier, et bien entendu scolarité. Sur ce dernier point, nos jeunes entrent dans la dernière ligne droite et tout est fait pour que leur année scolaire soit une réussite malgré les circonstances.

D’un point de vue sportif, jugez-vous la saison 2019-2020 réussie malgré son goût d’inachevé ?
Cela a été une bonne saison. Notre équipe de National 2 s’est maintenue et a fait bonne figure en Premier League International Cup, une compétition durant laquelle nos U23 ont affronté des équipes anglaises et européennes. Nos U19 ont réalisé un parcours exceptionnel et terminent la saison invaincus en championnat comme en Coupe Gambardella. Quant aux U17 ils sont montés en puissance crescendo au fil de la saison, ce qui est synonyme d’une adaptation réussie pour ces jeunes dont la plupart sont dans leur toute première année chez nous. Quand vous avez des bons joueurs, vous faites généralement des bons championnats. Nous savons que nous avons de bons joueurs, mais nous ne devons pas nous tromper d’objectif. Le but n’est pas de gagner les championnats de jeunes, mais de conduire un maximum de joueurs vers une carrière professionnelle, si possible au sein de l’AS Monaco si leur niveau est en adéquation avec les objectifs du club.


Faisons un point plus précis pour chacun de vos trois groupes de travail, en commençant par l’équipe réserve qui s’est maintenue de justesse en National 2. Cela fait plusieurs saisons que cette équipe est à la peine dans ce championnat, comment l’expliquez-vous ?
On constate déjà que c’est une tendance générale. Quatre réserves de clubs professionnels vont descendre en National 3. On peut l’expliquer par le fait que pour les clubs professionnels, cette équipe de N2 est celle qui permet aux jeunes joueurs de découvrir le football des adultes. Et forcément, cela demande un temps d’adaptation. Mais ce que je retiens de notre saison en National 2, c’est que nous montions en puissance après une phase aller difficile. Nous étions d’ailleurs leaders de la phase retour, avec une probante victoire à Annecy, qui évoluera en National 1 la saison prochaine. Je n’ai aucun doute sur le fait que nous étions partis pour nous maintenir encore plus confortablement si la saison était allée à son terme.

Comme vous le soulignez, les réserves professionnelles ont de plus en plus de difficultés à subsister en National 2, et n’en ont bien souvent plus que le nom. On ne voit quasiment plus de joueurs professionnels au sein de ces équipes. En 2019 le PSG a décidé de ne pas reconduire sa “réserve”, depuis 2017 l’AS Monaco envoie certains de ses meilleurs jeunes au Cercle Bruges, son club filial en Belgique... N’est-ce pas le moment d’imaginer un autre système ? Un championnat des équipes réserves notamment ?
Pourquoi pas un championnat des réserves, ce n’est pas une idée nouvelle, cela fait assez longtemps qu’on en parle, mais cela mérite vraiment d’être étudié. Il est vrai qu’aujourd’hui on n’a plus comme par le passé ces “descentes” de joueurs professionnels qui permettaient aux réserves de jouer les premiers rôles. Il y a plusieurs raisons à cela. La peur de la blessure en est une. Le souvenir de l’accident de Radamel Falcao en 2014 fait forcément réfléchir, même s’il s’agissait d’un match de coupe le concernant. Mais il faut aussi parler des conditions de jeu qui ne sont pas favorables. L’essor des terrains synthétiques a conduit beaucoup de staffs professionnels à ne pas envoyer de joueurs en réserve, tout comme les pelouses de moins bonne qualité les faisaient déjà hésiter par le passé. Et ce qu’il faut surtout souligner à mon sens, c’est la capacité actuelle des clubs à maintenir leurs joueurs à un haut niveau de performance, même quand ils ne jouent pas. L’encadrement, la technologie et les méthodes de travail permettent aux staffs de garder les joueurs en forme, et évoluer en équipe réserve n’est plus aussi indispensable qu’auparavant pour rester dans le rythme.



Quelle est votre vision de cette équipe réserve au sein de l’AS Monaco ? Pourriez-vous suivre le PSG dans sa démarche ?
Dans notre projet, cette équipe de N2 est très intéressante. Le football U17 et U19 l’est aussi, c’est un vivier, mais la N2 permet à nos meilleurs jeunes de passer un cap supplémentaire, de s’adapter au football des adultes. Cette saison nous avions par exemple intégrés Chrislain Matsima, Enzo Millot et Eliot Matazo, qui sont encore U18. Ils évoluaient la saison passée en U17 ou U19 et ce passage en N2 leur a été très bénéfique. Au départ ce n’est jamais facile, c’est une très grande évolution pour eux que de se frotter à des grands. Donc si je suis plutôt ouvert à la réflexion sur un championnat des réserves, c’est à la condition que celui-ci ne soit pas encadré par une limite d’âge trop restrictive.


Encore U17 en 2018-2019, le jeune défenseur central, Chrislain Matsima était titulaire en N2 cette saison et ne devrait pas tarder à intégrer le groupe professionnel. Pour les garçons que vous avez cités, la suite passe donc par le groupe professionnel ou un prêt au Cercle Bruges ?
Chaque joueur a son parcours, chaque joueur est différent, donc notre rôle est de leur proposer une offre cohérente qui peut s’adapter à leur niveau et leur attente, tout en mettant le curseur très haut en termes d’exigences. La N2 est une étape. Pour certains comme Benoît Badiashile, le passage direct dans le groupe professionnel a été possible. Pour d’autres, cela passe par le Cercle Bruges, avec un niveau intermédiaire très intéressant, mais aussi la découverte très enrichissante d’un autre football et d’une autre culture. On sait que tous ne réussiront pas à l’AS Monaco, mais on souhaite qu’un maximum d’entre eux deviennent de bons joueurs de Ligue 1 ou Ligue 2.

Pas mal de vos jeunes ont rejoint le Cercle un peu à reculons ces trois dernières saisons, comment leur présentez-vous ce projet ?
Comme une excellente opportunité de progression dans un championnat pro très relevé pour nos jeunes joueurs. J’espère que nous allons y arriver, c’est une réflexion permanente menée avec la direction du club. Ce partenariat était quelque chose de complètement nouveau, il a d’abord fallu le construire et ensuite faire un peu de pédagogie ce qui est tout à fait normal. Aujourd’hui nous avons une approche plus fine, les premières saisons de ce partenariat ont permis de rectifier le tir. Les staffs travaillent en étroite collaboration pour que les profils de nos jeunes correspondent aux besoins du Cercle et que leur passage en Belgique soit une réussite, comme ce fut le cas pour Irvin Cardona et Paul Nardi par le passé ou Giulian Biancone aujourd’hui.


Revenons à notre tour d’horizon avec les U19 qui, comme vous l’avez souligné, ont réalisé un parcours exceptionnel. Vous attendiez-vous à de telles performances de cette équipe ?
On ne sait jamais le parcours que vont faire nos jeunes. Comme je l’ai dit, la priorité reste le parcours individuel du joueur. C’est pour cela que plusieurs U19 ou U18 étaient avec la N2, ce qui montre que notre priorité n’est pas la première place. Après, tant mieux si sur une saison une équipe gagne car le coach, en l’occurrence Frédéric Barilaro, a su faire prendre la mayonnaise, créer une vraie équipe, un état d’esprit. Et c’est vrai que cette équipe faisait partie de celles qui pouvaient remporter des titres cette saison. Forcément, l’issue prématurée est une déception, mais l’essentiel est que cette saison nous a permis de voir quelques potentiels et profils très intéressants pour la suite. Le fait d’en avoir fait monter certains en N2 a permis à d’autres de s’exprimer et cela a été très bénéfique pour eux. Chez les jeunes rien ne remplace la compétition, le fameux “temps de jeu”, pour progresser.

Selon le mode de calcul retenu par la FFF, c’est Angers qui devrait obtenir son billet pour l’UEFA Youth League...
C’est une grande frustration, mais il faut l’accepter. Cela a été décidé comme cela. Angers mérite aussi sa qualification en Youth League, ils ont fait un super championnat, ils ont battu tous leurs concurrents directs, nous leur souhaitons bonne chance. Cela n’est pas encore officiel, mais le jour où ça le sera nous leur dirons bravo et les encouragerons à bien nous représenter la saison prochaine en Youth League.

Evoquons maintenant les U17 de Manuel Dos Santos qui après un départ compliqué restaient sur une impressionnante série d’invincibilité avant l’arrêt des compétitions...
Encore plus avec les U17 que les autres groupes, la priorité n’est pas du tout le classement. Ce groupe est composé de “2003” et “2004”, dont la plupart sont dans leur première année à l’académie. L’objectif pour eux est plus centré sur l’adaptation que la compétition. Ce qui est très positif pour cette équipe est qu’elle montait clairement en puissance au fil du championnat, après être partie de très loin. C’est le signe d’une bonne adaptation et donc d’un objectif atteint pour nous. Les jeunes étaient sur une belle phase ascendante et nous étions curieux de les voir évoluer sur la fin de saison. Mais comme pour la U19, la finalité est d’avoir confirmé de très bons profils pour l’avenir.


De bons profils que vous avez parfois du mal à conserver. La saison passée, le club a vu de jeunes joueurs prometteurs signer leur premier contrat pro ailleurs qu’à l’AS Monaco (Mejbri, Massengo, Thuram). Former des joueurs pour ne pas être certain au final de ne pas les perdre avant qu’ils aient éclos, n’est-ce pas la plus grande difficulté aujourd’hui pour les clubs ?
C’est toujours difficile, le système est fait comme cela, en considérant qu’un jeune joueur est libre à la sortie de son contrat aspirant, alors que le parcours classique est d’entrer ensuite dans le statut de stagiaire, dernière étape avant le statut professionnel. Forcément, cela nous pose parfois quelques problèmes, mais cela fait partie du jeu et cela nous oblige aussi à être très exigeants avec nous-mêmes quant au parcours que nous proposons aux jeunes.

Entre ces joueurs convoités et ceux qui ne sont pas conservés, le spectre de l’erreur de jugement est toujours important pour un directeur d’académie comme vous...
Personne ne détient la vérité. La réflexion est toujours collective, elle implique des discussions, des arbitrages, et surtout des prises de décisions. Cette saison par exemple, une dizaine de nos joueurs ne seront pas conservés au sein de l’académie. C’est un choix issu d’une vraie analyse collective après une fine observation de tous nos joueurs. Maintenant, si l’un de ces joueurs réussit ailleurs, nous serons les premiers à le féliciter. Notre idée de l’expérience au sein notre académie, qu’elle soit d’une ou plusieurs saisons, qu’elle débouche ou pas sur une carrière, ait qu’elle apporte un vrai plus aux jeunes dont nous avons la responsabilité.

Le printemps permet souvent de se forger un avis sur la progression réelle d’un joueur durant la saison. Cette année cela n’a pas été possible, cela a-t-il rendu votre choix plus difficile ?
Mars, avril, mai c’est généralement une période importante pour les jeunes. Comme vous le soulignez ils récupèrent tous les bénéfices du travail effectué lors des mois précédents. C’est aussi là que certains commencent à montrer le bout de leur nez et à s’épanouir. Ce n’est pas idéal, mais je pense que nous avons réussi à prendre les bonnes décisions. Notre réflexion était déjà bien avancée après les huit mois et demi de travail avec les jeunes.



L’AS Monaco a accentué ces dernières années son recrutement “post formation” avec de jeunes joueurs à fort potentiel (Pellegri, Geubbels, Diop, Zagré...), n’est-ce pas un frein ou une difficulté supplémentaire pour les joueurs issus de l’Academy ?
Concernant le centre de formation, ma vision est en premier lieu de recruter les meilleurs jeunes dans notre Academy, de les former avec une philosophie de jeu qui nous est propre jusqu’à la N2, pour ensuite les diriger vers le groupe pro ou le Cercle. Dans le même temps, nous devons pouvoir intégrer des éléments extérieurs sur des secteurs et des postes où nous sommes moins performants. Cela implique un travail de scouting permanent.

Le club mise aussi de plus en plus sur un recrutement international pour son académie, quel regard portez-vous sur cette stratégie ?
Cela me convient très bien. Qu’il soit français ou étranger, ce qui compte pour un joueur c’est qu’il corresponde à nos critères pour devenir un joueur professionnel à l’AS Monaco, j’entends par là être intégré dans le groupe professionnel.

Cette dernière phrase n’est pas anodine. De plus en plus de jeunes signent un contrat professionnel directement après leur contrat aspirant. Et certains n’intègrent en effet jamais le groupe...
C’est pour cela que nous avons remis le contrat stagiaire au goût du jour cette saison à l’AS Monaco. Ce contrat, c’est la bonne passerelle entre le contrat aspirant et le contrat professionnel qui doit correspondre réellement à ce statut. Je pense qu’il faut remettre les choses à leur place et mieux valoriser le contrat pro, même si ce n’est pas facile. Sur l’effectif 2002 en fin de contrat aspirant cette année, nous en avons conservé 90%, dont 80% ont signé un contrat de stagiaire professionnel. La plupart des jeunes ont compris que ce contrat “pro” prématuré n’a pas réellement de valeur et qu’il peut faire beaucoup de mal. Ce qui les intéresse quand on discute avec eux, c’est surtout leur parcours. C’est le bon schéma. Quand vous êtes un sportif lucide, avec de bons conseillers, généralement cela se passe pas trop mal dans les discussions. Grâce à cela vous allez avoir un vrai contrat “pro” au final.


On dit que le foot a changé, mais là vous remettez vraiment en avant une vision ancienne du parcours du jeune football professionnel...
Il faut s’adapter à notre époque, à l’évolution du foot, mais il faut aussi proposer un projet cohérent aux jeunes, les préserver, préserver cette passion qui fera leur réussite et qui leur donnera le goût de l’effort dans toutes les étapes fondatrices de leur parcours. Je vous parlais de Giulian Biancone un peu plus tôt, c’est l’exemple type du gamin qui voulait jouer au foot à l’AS Monaco avec ses copains, aller s’entraîner. C’était son kif et quand le club a eu des doutes sur son réel potentiel, qu’une voie intermédiaire lui a été proposée, il a fait des sacrifices et des efforts pour faire pencher la balance du bon côté. Au final il a intégré le groupe professionnel, a signé son premier contrat pro et a réussi une super saison avec le Cercle. Tout est lié.

Si on regarde la composition des dernières sélections françaises des U16 aux U20, très peu de jeunes issus de l’AS Monaco Academy ont été sélectionnés, notamment en U16 et U17. Comment l’expliquez-vous ?
On n’a pas de section élite chez nous au niveau de la pré-formation, donc de sont des gamins qui arrivent de clubs amateurs et ont un peu en retard sur la compétitivité par rapport à des jeunes qui ont déjà fait deux ou trois années “élite” quand ils arrivent en U16. Au départ ils sont un peu moins dans le champ d’action et de vision de la DTN, mais généralement à partir des U18 on commence à avoir plus de jeunes en sélection. Ce qu’il faut souligner c’est la qualité des échanges que nous pouvons avoir au sujet de la DTN. Cela nous permet aussi d’envoyer des messages pour récompenser des joueurs méritants dont on pense qu’ils valent la peine d’être observés de plus près par la DTN.

L’AS Monaco a-t-elle plus de difficultés qu’auparavant pour recruter les meilleurs éléments issus de la pré-formation française ?
Depuis plusieurs saisons les clubs ont bien compris l’importance de la formation dans un projet sportif, mais aussi économique. Aujourd’hui, tous les clubs travaillent très bien que cela soit dans le recrutement ou l’encadrement, mais nous avons la chance à l’AS Monaco d’avoir une vraie histoire de la formation et une image très positive auprès des familles qui nous confient leur enfant.

Une vraie histoire, et très bientôt un tout nouveau bâtiment qui va révolutionner la vie de l’académie à quelques pas du Stade Louis-II...
Nous avons beaucoup travaillé sur les outils ces dernières années, notamment technologiques. Tous nos joueurs sont suivis par GPS en match ou pendant les entraînements, l’application My Coach nous permet de centraliser et utiliser toutes les données les concernants, mais il nous manquait une infrastructure dédiée où ce développement technologique pourrait continuer à se développer. La livraison prochaine de La Diagonale, le nom donné à ce bâtiment, va nous permettre de développer de nouvelles méthodes, d’avoir un travail encore plus ciblé avec les jeunes, tout en améliorant considérablement les conditions d’accueil à tous les niveaux. Pour nous c’est une vraie révolution effectivement.

Sans oublier le futur centre de performance dont le chantier est aujourd’hui fort avancé...
Exactement. C’est un projet qui bénéficiera aux professionnels, mais aussi aux jeunes et cela va tous nous permettre de passer un cap. Ces deux projets sont un signe fort du club, un vrai investissement pour l’avenir et le développement de l’AS Monaco. De gros efforts ont été faits sur l’humain ces dernières saisons, tous nos staffs sont aujourd’hui dotés d’adjoints, d’entraîneurs des gardiens, de préparateurs physiques, de kinés... Nous avons deux docteurs... Ces deux nouveaux outils vont libérer les forces.


Puisque vous parlez de l’encadrement, c’est quand même quelque chose pour un académie de pouvoir s’appuyer sur des anciens tels Ludovic Giuly, Gaël Givet, *squilacci*, Flavio Roma ou encore Manuel Dos Santos !
C’est quelque chose que je souhaitais, car c’est pour moi primordial d’avoir des référents de la culture club au sein de la formation. C’est vrai que c’est exceptionnel de pouvoir compter sur les éléments de la génération 2004, toujours aussi motivés, mais aussi sur Manuel Dos Santos, qui est aujourd’hui formateur de l’AS Monaco après y avoir lui-même été formé, tout comme Gaël Givet. On peut aussi parler de Frédéric Barilaro qui a vu passer tant de générations de jeunes talents depuis près de trente ans. Un staff a aussi besoin de diversité et s’enrichit aussi des apports extérieurs, David Bechkoura est arrivé il y a trois saisons et apporte aussi sa vision des choses. Ludovic Giuly l’a accompagné cette saison avec la N2, Gaël Givet était avec Frédéric Barilaro en U19, Sébastien Squillaci avec Manuel Dos Santos en U17, Flavio Roma encadrait les gardiens avec Christophe Almeras et Samuel Delcroix, c’est un vrai plus pour la réussite de nos jeunes.

Le rêve d’une carrière pro a animé nombre de jeunes footballeurs à travers les époques. Ce rêve paraît encore plus fort aujourd’hui et fait parfois tourner les têtes des jeunes et de leurs entourages. Quels conseils leur donneriez-vous ?
Un jeune ne doit pas oublier que la priorité est de jouer, d’avoir la passion. S’il se trompe d’objectif il a de grandes chances d’aller dans le mur. La réussite sociale et économique n’est pas la priorité, elle découlera du travail qu’il doit encore effectuer. S’il perd cela de vue durant sa formation, il peut être en danger. D’où l’importance de l’environnement familial qui ne doit pas mettre une pression surdimensionnée sur les épaules d’un adolescent.


Robert Moreno a remplacé Leonardo Jardim à la tête de l’équipe première durant la trêve hivernale. On l’a notamment vu assister à des matches de l’équipe réserve. Quelles relations entretenez-vous avec le technicien espagnol et son staff ?
Nos bureaux étant voisins à La Turbie, une proximité naturelle s’est installée, mais dès le départ il a souhaité rencontrer tout le staff de l’académie, voir des matches de nos jeunes, lui ou son staff... Après il a aussi eu beaucoup de travail avec l’enchaînement des matches jusqu’à l’arrêt du championnat, mais une vraie relation constructive s’est créée.

Oleg Petrov a récemment déclaré vouloir donner leur chance aux jeunes joueurs de l’académie la saison prochaine. C’est plutôt le genre de phrases qu’un directeur de centre de formation aime entendre non ?
Pour être un club leader en formation, il faut avoir une vraie politique sportive et je sais que cela a toujours été l’une de ses priorités. Toute notre stratégie est issue d’une réflexion à laquelle il participe activement. Des moyens sont déployés, un haut niveau de compétences est employé pour les matérialiser, je pense que nous sommes sur la bonne voie. L’AS Monaco a toujours été leader dans la formation et va le rester.»

LES OBJECTIFS D'OLEG PETROV POUR LES SAISONS À VENIR
(04/05/2020)

L'interview du Vice-Président de l'ASM à Monaco Info

Oleg Petrov, le Vice-Président Directeur Général du club était l'invité de Monaco Info, interview à retrouver sur Facebook) et a répondu aux questions de Yann Antony Noghès, sur cette saison qui vient de se passer, et sur le futur du club princier.
Voici la retranscription.

« J'imagine que vous êtes extrêmement déçu en tant que Vice-Président de l'AS Monaco. Vous visiez une place sur le podium pour être qualifiés en Ligue des Champions, et avec l'arrêt de la saison de Ligue 1, vous êtes à la 9ème place du classement.
Oui, exactement. Ce n'est pas un bon résultat pour nous. Nous espérions pouvoir continuer à nous battre pour atteindre le podium à le fin de la saison.
Nous comptions beaucoup sur les 10 matches qu'il restait. Et 10 matches, ce n'est pas rien !
Mais c'était une saison difficile en général. Nous avons fait beaucoup d'ajustements, nous avons renforcé l'équipe pendant l'été, nous l'avons ajustée pendant le mercato d'hiver, nous avons changé d'entraîneur au début de l'année, nous avons constamment tenu le cap, nous n'avons jamais abandonné.
Je suis sûr qu'avec ces 10 matches qu'il nous manque, nous aurions atteint notre objectif.

Quand vous changez tout dans une équipe et que vous arrêtez tout pendant 4 à 6 mois, est-ce une bonne ou une mauvaise chose ? Est-ce que ça consolide l'équipe et lui permet de travailler ensemble ou pas ?
Je pense qu'une coupure de cette amplitude ne peut pas être quelque chose de positif. Même si nous avons l'ossature de l'équipe qui est supposée jouer ensemble, notre staff technique est en place, l'objectif sera de jouer ensemble le plus possible.
Pour autant, rester si longtemps sans compétition, sans vrai match, ce n'est pas l'idéal : les joueurs doivent pouvoir jouer. Ce n'est pas très bon que ça se passe comme ça.

Vous avez environ 75 joueurs sous contrat. Économiquement ce sera une année compliquée puisque la saison prochaine sera de nouveau une saison sans compétition européenne, ce qui veut dire pas de droits TV, pas de revenus supplémentaires provenant des compétitions européennes, et moins de spectateurs.
Comment pensez-vous vous adapter ? Allez-vous vous séparer de certains joueurs ?

Nous travaillons sur ces hypothèses évidemment. Nous devons réduire les coûts et utiliser d'autres sources de revenus.
En terme de réductions de coûts, nous devons être très prudents. Nous devons envisager tout ce qui est possible.
Nous souhaiterions pouvoir trouver des débouchés pour les joueurs qui devraient partir, pour ceux qui sont prêtés. Nous discutons actuellement avec des clubs pour soit un transfert définitif, soit une prolongation de prêt. La plupart d'entre eux sont de très bons joueurs. Cet été, il sera difficile pour la majorité des clubs de recruter. Le marché sera très particulier.
Je pense que de nombreux clubs ne seront pas en mesure de recruter, que ce sera un défi effectivement de réussir à réduire notre effectif. Cette année ne sera pas l'année des transferts record. Ce n'est pas le bon moment pour liquider à tout prix ! C'est pour cela que nous devons être sages et prudents.

Un nom revient sur toutes les lèvres parce qu'il a marqué 18 buts cette saison : évidemment je parle de Wissam Ben Yedder. Va-t-il partir en septembre, ou sera t-il toujours avec l'AS Monaco ?
Nous espèrons que Wissam Ben Yedder reste à Monaco. Nous avons déjà eu des propositions pour lui pendant le mercato d'hiver. Plus qu'un atout, c'est un élément déterminant de la victoire. C'est une machine à marquer des buts.
En fait, il a exactement rempli la mission que nous avions imaginé pour lui. Il est la garantie de pouvoir marquer un but à chaque match pratiquement. C'est très difficile de remplacer un joueur pareil. Il a une mentalité et un professionnalisme exemplaires. L'avoir dans l'équipe est une motivation pour les autres joueurs. C'est le joyau de notre équipe.

Cherchez-vous d'autres jeunes joyaux pendant ce mercato ? Une stratégie qui a fait le succès du club par le passé.
Tout à fait. Nous avons déjà de jeunes joyaux, formés dans notre académie, comme Benoît Badiashile.
C'est un très bon joueur. À 18 ans, il est d'ailleurs titulaire dans cette équipe. Et nous avons d'autres joueurs dans cette académie dont nous pensons qu'ils seront aussi des joyaux pour l'AS Monaco. Cette stratégie fonctionne? Nous continuons de l'appliquer, et cela fera encore le succès de l'AS Monaco dans le futur.

Comment Robert Moreno s'adapte t-il à Monaco ?
Les dernières années ont été difficiles avec Thierry Henry et Leonardo Jardim parti puis revenu puis parti à nouveau...

Je pense qu'il s'adapte plutôt bien. Vous avez raison, ça n'a pas été la période la plus facile dans l'histoire du club.
Je pense que pour Robert Moreno, l'enjeu était de passer du championnat espagnol au championnat français. C'est un très bon entraîneur, il lui a fallu un peu de temps pour saisir toutes les spécificités de la Ligue 1. C'est un championnat spécial, il l'a vite compris et a adapté son approche.
Il peut progresser très vite et je pense que ce sera très positif.

Sur un plan personnel, me recommanderiez-vous de m'abonner pour la saison prochaine ? Quel sera votre objectif pour la saison prochaine ? Serez-vous sur le podium ?
Il va sans dire que notre objectif ce sera le podium. Et nous y serons !

A long terme, quel est votre rêve et celui du Président Rybolovlev ? Gagner la Ligue des Champions?
Assurément ! C'est notre objectif mais d'abord, nous voulons gagner un nouveau titre de champion de France. Nous sommes certains d'y arriver à un moment ou à un autre. Et ensuite, nous voulons gagner la Ligue des Champions.
Ça reste nos objectifs.

On va le faire ? Parce que je me souviens de la finale perdue contre Porto, et ensuite la demi-finale perdue contre la Juventus. Vous dîtes qu'un jour Monaco va gagner ?
Oui, Monaco va gagner !»

FIN DE SAISON : LA RÉACTION D'OLEG PETROV
(30/04/2020)


La réaction du Vice-Président Directeur Général de l'ASM

Oleg Petrov, le Vice-Président Directeur Général du club a réagi au communiqué de la LFP:

«C’est le scénario que l’AS Monaco, comme la majorité des clubs de notre Championnat, voulait éviter. Bien que nous avions la volonté de reprendre la saison, nous prenons acte de cette décision adoptée dans un contexte sanitaire extrêmement complexe, avec ses conséquences économiques et une réalité à laquelle nous ferons face, ensemble.

Nous regrettons ce classement car nous avions l’ambition de faire mieux. Durant cette saison, nous avons fourni beaucoup d’efforts – réorganisation, renforts durant le mercato – afin de changer les choses et atteindre les places européennes. Cela n’a pas tout à fait fonctionné comme nous le souhaitions.

Il est maintenant temps d’analyser tout ce qui s’est passé avant de nous projeter avec détermination vers la saison prochaine, afin de revenir plus forts. Nos ambitions ne changent pas.

J’ai une pensée pour nos supporters, que nous espérons retrouver bientôt. Je suis convaincu que nous méritons mieux et que nous parviendrons à atteindre nos ambitions. D’ici là, le Club continuera de soutenir, notamment à travers les initiatives solidaires qui ont été lancées, tous ceux qui luttent contre le Coronavirus et faire en sorte de retrouver la vie à laquelle nous aspirons tous.»


Retrouvez ici le classement final du Championnat de Ligue 1

L1 : SAISON TERMINÉE
(30/04/2020)

En raison de la pandémie du COVID-19

Mardi 28 avril, le Premier Ministre français, Edouard Philippe, a présenté la stratégie de sortie du confinement imposé depuis la mi-mars en France afin de lutter contre la pandémie de coronavirus et qui a entraîné l'arrêt de la quasi-totalité des activités sportives.

Durant son allocution, il a annoncé la fin des saisons de sports professionnels, « notamment celle de football », avait dit le chef du gouvernement.
La Ligue 1 et la Ligue 2 ne pouvaient donc aller à leur terme, et la L.F.P., organisatrice des championnats de football professionnel devait donc statuer en urgence après cette annonce, et prendre les décisions pour terminer la saison.

Le communiqué de la L.F.P.
«Connaissance prise des décisions et déclarations du Premier Ministre et du Gouvernement, le Conseil d’Administration de la LFP acte la fin de la saison 2019/2020.

Le Conseil d’Administration de la LFP décide de prononcer le classement final de Ligue 1 Conforama et de Domino’s Ligue 2 selon les règles déjà appliquées par la FFF pour l’ensemble des championnats.

Le classement final en Ligue 1 Conforama est donc attribué selon le critère du classement établi par un indice de performance prenant en compte le nombre de points marqués sur tous les matchs joués. Pour départager les égalités sur cet indice de performance, les confrontations particulières ont été retenues.

En Ligue 1 Conforama, le classement final est le suivant :
 Ratio
1Paris S.G.2,52
2Marseille2,00
3Rennes1,79
4Lille1,75
5Nice1,46
6Reims1,46
7Lyon1,43
8Montpellier1,43
9Monaco1,43
10Strasbourg1,41
11Angers1,39
12Bordeaux1,32
13Nantes1,32
14Brest1,21
15Metz1,21
16Dijon1,07
17Saint-Etienne1,07
18Nîmes0,96
19Amiens0,82
20Toulouse0,46

Par ailleurs, à l’unanimité, le Conseil d’Administration a décidé d’attribuer le titre de champion de Ligue 1 Conforama au Paris Saint-Germain et le titre de Domino’s Ligue 2 au FC Lorient pour la saison 2019/2020.

Le Conseil d’Administration a décidé d’adopter le principe de deux montées et de deux descentes entre la Ligue 1 et la Ligue 2.

Le Conseil d’Administration a décidé de proposer à l’Assemblée Générale de se prononcer sur le format de la Ligue 2 et sur le nombre de montées et descentes entre Ligue 2 et National.

Le Conseil d’Administration rappelle l’objectif de démarrer la Ligue 1 et la Ligue 2 au plus tard les 22 et 23 août 2020. La date définitive de la reprise sera arrêtée en concertation avec les diffuseurs (Médiapro, Canal+, Free, beIN SPORTS), et en tenant compte des décisions gouvernementales.»


Le PSG est donc champion de France, Marseille jouera la Ligue des Champions, Rennes disputera au moins le tour préliminaire, Lille, Nice et Reims seront en Ligue Europa.
Amiens et Toulouse sont relégués en L2, remplacés par Lorient et Lens.
Il n'y aura pas de barrages, donc Nîmes reste en L1.

L'AS Monaco termine à la 9ème place, en raison du but encaissé dans le temps additionnel à Nice, et perd la qualification européenne.

Retrouvez ici le classement final du Championnat de Ligue 1

N2 : LE CHAMPIONNAT NE REPRENDRA PAS, LA L1 EN ATTENTE
(16/04/2020)


En raison du confinement suite à la pandémie du COVID-19

Le Chef de l'État français, Emmanuel Macron, ayant annoncé lundi dernier la suite du confinement jusqu'au 11 mai, on attendait les décisions des instances du football français.

La F.F.F., qui s'occupe du football amateur (du département au National, 3ème division française), a choisi de mettre un terme à cette saison 2019-20, sauf pour le National et la D1 féminine.

Tout est arrêté en l'état, aux classements du week-end du 14 mars quand le coronavirus a mis fin à cette saison sans vraiment le savoir, et ils donneront les promotions aux divisions supérieures et les relégations à celles inférieures, pour éviter une saison blanche.

Le communiqué de la F.F.F.
«Le 12 mars dernier, à la suite de l’annonce par le président de la République des mesures sanitaires de confinement pour lutter contre la pandémie de Covid-19, Noël Le Graët prenait aussitôt la décision de suspendre l’ensemble des compétitions afin de préserver la santé des licenciées et acteurs du football amateur. La FFF espérait une reprise des compétitions tant le rôle social du football est essentiel. Il devait être au rendez-vous d’une reprise des activités sur le territoire.

Mais à la lumière des dernières annonces du Président de la République, le lundi 13 avril, prolongeant les mesures sanitaires de confinement jusqu’au 11 mai, cette possibilité de reprise raisonnable des activités n’est plus possible.

Face au caractère exceptionnel de la situation, la FFF a organisé une large consultation des acteurs du football, de leurs organisations représentatives, des Ligues et des Districts pour déterminer une solution harmonisée avec des modalités d’arrêt des compétitions équitables sur l’ensemble du territoire. Au terme de cette phase d’échanges et d’études, le Comité Exécutif de la FFF a donc pris les décisions suivantes concernant les modalités d’arrêts des compétitions des Ligues et Districts :

  • un arrêt des compétitions à la date du 13 mars (date de suspension des compétitions) quel que soit le nombre de matchs joués.
  • la fixation des classements selon le quotient nombre de points obtenus / nombre de matches joués afin de neutraliser l’effet des matchs reportés.
  • le départage des clubs à égalité de points en fonction du règlement de la compétition concernée. Si le règlement de la compétition est inopérant ou ne permet pas le départage, des critères fixés par la Fédération seront appliqués.
  • la limitation du nombre de descentes à une par poule, en cohérence avec le règlement qui prévoit l’impossibilité de repêchage du dernier quelles que soient les circonstances.
  • la fixation du nombre de montées en fonction du règlement qui prévaut pour la compétition concernée.

  • Concernant les compétitions nationales (hors National 1 et D1 Arkema), le mode de fixation des classements sera identique à celui établi pour les championnats des Ligues et des Districts. Les montées et les descentes seront décidées selon le règlement habituel de chacune des compétitions concernées.

    Concernant le National 1 et le championnat féminin de D1 Arkema, le Comité exécutif de la FFF, qui souhaite un traitement harmonisé du haut niveau féminin et masculin, a décidé de poursuivre la réflexion en faveur d’une éventuelle reprise compte tenu de la nature spécifique de ces deux compétitions. A l’heure actuelle, la possibilité de report du calendrier de ces deux compétitions à partir de juin permet en effet d’envisager une reprise. L’enjeu sportif de la fin de saison pour le National 1, avec les barrages d’accession au monde professionnel en L2, et celui de la D1 Arkema avec le principe de qualification pour les compétitions européennes de l’UEFA, participe également à cette réflexion. Les demi-finales et la finale de la Coupe de France féminine de même que la finale de la Coupe de France masculine seront également prochainement reprogrammées en fonction des conditions sanitaires. Dans tous les cas de figure, la FFF tient à préciser qu’elle restera attentive à l’évolution des mesures sanitaires et que les principes de précaution pour les clubs et de santé pour les joueuses et les joueurs seront observés.

    Le Comité exécutif de la FFF annoncera dans les prochains jours un plan massif de soutien au football amateur et ses 14 000 clubs afin de soutenir leur redémarrage la saison prochaine et de faciliter l’accueil de nos licencié(e)s, en particulier les plus jeunes d’entre eux.

    La FFF tient à saluer l’engagement et le sens des responsabilités et de la solidarité des élus, des clubs et des licenciés. Par ces décisions comme par ses actions de soutien aux soignants, la FFF souhaite contribuer aux efforts de tous dans la lutte contre la pandémie de coronavirus. Le moment venu, le football fort de ses valeurs et de son rôle social et éducatif participera pleinement au vivre ensemble.
    »


    Le championnat de National 2 a donc rendu son verdict après le nul à Marignane-Gignac, au soir de la 21ème journée du championnat, à 9 journées du terme.
    Ce résultat nul avait permis à l'AS Monaco de sortir de la zone rouge dans laquelle la réserve monégasque se trouvait depuis le 2 novembre dernier (11 journées consécutives), et donc de se maintenir, puisque seul le dernier (Nîmes) sera relégué en N3, Annecy est promu en National.

    La réserve de l'AS Monaco sera donc présente la saison prochaine en N2.

    Cornernant les championnats professionnels (Ligue 1 et Ligue 2) organisés par la L.F.P., la volonté est de terminer la saison.
    Dans son allocution, le Président de la République a aussi annoncé qu'aucun événement accueillant un public nombreux ne pourra avoir lieu d'ici au moins mi-juillet.
    Ce qui sous entend que la Ligue 1 et la Ligue 2 se termineront au-delà du 30 juin, à huis clos, certainement avec des rencontres tous les 3 jours.

    Retrouvez ici le classement final du Championnat de National 2, groupe D

    DISPARITION DE DANIEL BERNARD
    (09/04/2020)
    Il nous a quitté cette nuit

    L'AS Monaco a perdu un de ses anciens joueurs, Daniel Bernard.

    Gardien de but, né à Paris le 29 septembre 1949, Daniel Bernard a commencé sa carrière au Cavigal de Nice avant de rejoindre l'AS Saint-Etienne (1967-69) puis la Bretagne où il s'est révélé avec Rennes (1969-77) avec 164 rencontres disputées, le PSG (1977-78) puis Brest (1978-84) avec deux accession en D1.

    Il avait terminé sa carrière à l'AS Monaco lors de la saison 1984-85 comme troisième gardien, mais avait eu l'opportunité de disputer 13 rencontres de championnat, profitant des blessures de Jean-Luc Ettori et Henri Stambouli.

    Son dernier match joué en professionnel a été le dernier match joué dans l'ancien stade Louis-II, le 21 décembre 1984 contre Auxerre (0-0).

    En 1975, Daniel Bernard avait été appelé en équipe de France pour affronter l'Islande à Reykjavik (0-0), en éliminatoires de l'Euro 1976, mais il était resté sur le banc en tant que doublure de Dominique Baratelli.

    Nous adressons, à la famille et aux proches de Daniel Bernard, nos plus sincères condoléances.


    DISPARITION DE MICHEL HIDALGO
    (26/03/2020)
    Il nous a quitté aujourd'hui

    Le football français et monégasque est en deuil aujourd’hui, avec la disparition de Michel Hidalgo, qui avait fêté ses 87 ans dimanche dernier.

    Né en 1933 dans le Nord, Michel Hidalgo a grandi en Normandie et commencé sa carière professionnelle avec le club doyen, Le Havre (1952-54), avant de jouer avec le grand Stade de Reims (1954-57) où il devient Champion de France en 1955 et atteint la finale de la première Coupe des Clubs Champions face au Real Madrid.

    Michel Hidalgo arrive sur le Rocher en 1957 et remporte les premiers trophée de l'AS Monaco sous les ordres de Lucien Leduc : deux Coupes de France en 1960 et 1963, une Coupe Drago en 1961 (compétition réservée aux clubs éliminés de la Coupe de France avant les quarts de finale), et deux titres de Champion de France en 1961 et 1963.

    Lors de ses 9 saisons avec le maillot aux bandes verticales, puis à la diagonale, il joue 303 rencontres (256 de D1, 29 de Coupe de France, 12 de Coupe Drago et 6 de Coupe des Clubs Champions) pour 31 buts (26 en D1, 3 en Coupe de France et 2 en Drago).

    Il anticipe sa fin de carrière de joueur, en prenant la tête de l'UNFP, le syndicat des joueurs (1964 à 1969), puis devient sélectionneur de l'Équipe de France en mars 1976 en prenant la succession de Stefan Kovacs (qui entraînera l'ASM en 1986-87).
    20 ans après la Coupe du Monde 1958, Michel Hidalgo remet la France sur la scène mondiale avec deux participations aux Coupe du Monde 1978 en Argentine et 1982 en Espagne, où la France aurait dû passer les demi-finales et la R.F.A. dans ce mythique match à Séville.
    Deux ans plus tard, il permet à la France de remporter son premier trophée, l'Euro 1984 organisé dans l'Héxagone.
    La finale gagnée contre l'Espagne, avec deux buts de Michel Platini et Bruno Bellone, sera son dernier match.

    Nous adressons nos plus sincères condoléances à la famille et aux proches de Michel Hidalgo.


    ALEKSANDR GOLOVIN PROLONGÉ D'UN AN
    (14/03/2020)
    Il est sous contrat jusqu'en juin 2024

    L'AS Monaco meuble la trêve forcée imposée par le Covid-19, et a prolongé Aleksandr Golovin.

    L'international russe de 23 ans, arrivé après la Coupe du Monde 2018 en provenance du CSKA Moscou, a prolongé son contrat d'une saison, soit jusqu'en juin 2024.

    En presque deux saisons, Aleksandr Golovin a participé à 65 rencontres avec l'ASM (55 de L1, 4 de Coupe de France, 3 de Coupe de la Ligue, 3 de Ligue des Champions), pour 7 buts et 8 passes décisives.

    Cette saison, Aleksandr Golovin est encore une pièce essentielle du onze monégasque, avec 30 rencontres disputées (25 de L1, 5 de coupes) pour un total de 2485 minutes jouées, pour 3 buts et 4 passes.

    Ces statistiques peuvent encore évoluées, si le championnat reprend.

    Les transferts, les bruits, la durée des contrats

    LIGUE 1, CHAMPIONNAT ARRÊTÉ JUSQU'À NOUVEL ORDRE
    (13/03/2020)
    Toujours en raison du COVID-19

    Trois jours après avoir annoncé que les matches se joueraient à huis clos, la LFP s'est à nouveau réunie ce jour pour suspendre le Championnat de France de football.

    «Suite aux annonces du Président de la République afin de répondre à la crise sanitaire liée au Covid-19, le Conseil d’Administration de la LFP a décidé à l’unanimité ce vendredi 13 mars de suspendre immédiatement les championnats de Ligue 1 Conforama et de Domino’s Ligue 2 jusqu’à nouvel ordre.
    Comme l’a souligné hier le Président de la République, il faut placer l’intérêt collectif au-dessus de tout. L’urgence est aujourd’hui de freiner l’épidémie, de protéger les plus vulnérables, et d’éviter les déplacements.
    A l’issue de la réunion programmée par l’UEFA le 17 mars prochain, le Conseil d’Administration de la LFP se réunira.
    »